Avec Shakespeare

éclat et passion en douze pièces
(paru chez Grasset en 1988 et en poche chez Seuil en 2003)
Un nouvel essai sur Shakespeare? par pudeur, par pitié… non. Bien que la pléthore des écrits sur lui prouve surtout qu’il est une source intarissable, d’écriture et d’autre chose; une source de vie, disons. Que ces essais aient pullulé ne les amoindrit pas, sinon pour l’observateur hautain et distant qui se prévaut de sa distance pour déprécier un foisonnement qu’il s’épargne de connaître, et qui constitue une immense bibliothèque, un vaste “dépôt” du Livre… C’est dire que tel une Bible, il foisonne de traces vives qui se déposent et sédimentent à travers les folies du monde qu’il charrie… J’aime qu’il existe, ce dépôt, cette mémoire foisonnante, même si j’ai dû l’oublier. Et le moindre de ces volumes, s’il n’a servi qu’à son auteur à dialoguer avec Shakespeare, à se libérer du choc qu’a dû lui faire cet ouragan d’intelligence, à se brancher sur cet arbre de vie, à s’expliquer avec, un tel texte n’aura pas été vain; même si à nous autres il parle peu, ou s’il nous exclut …